La LETTRE du Mois

Lettre N° 41 - Septembre 2022
Lettre N° 40
- Juin 2022

 

LIGNE ÉDITORIALE

ICI, tout va bien est né en 2017. Dans sa version actuelle démarrée avec le numéro de mars 2021, ITVB veut plus qu’hier faciliter le déclic du passage à l’action, de la co-construction, de l’envie de faire avec, de se remettre en phase avec le vivant, de s’impliquer ponctuellement ou à long terme dans un projet à travers la mise en avant de récits proches de chez nous* et parfois plus loin.

Marie-Hélène Lopez

Point commun de ces initiatives, solutions ou pratiques innovantes : elles sont vectrices d’émancipation, de mieux-être, de sens par leur parti-pris environnemental, leur modèle économique et social, leur gouvernance aussi.

Poursuivre le journalisme positif, bien sûr, reposant sur de nouveaux imaginaires, des envies de possibles en appuyant sur l’engagement et les énergies collectives.

L’art, la culture, seront des leviers toujours essentiels dans ce devenir proche.

Les forces pour agir sont là, à nous de les saisir.

« Il n’y a pas de lendemains qui chantent, il n’y a que des aujourd’hui qui bruissent » selon « les furtifs » d’Alain Damasio.

Marie-Hélène Lopez, journaliste, responsable de la Publication.

*Territoire d’information : les départements 24, 31, 32, 33, 40, 47, 64, 65.

ITVB c’est 9 lettres par an que l’on peut recevoir par mail gratuitement en s’abonnant ; possibilité de faire un don avec déduction fiscale.

Arrens-Marsous | 65

Dans un village de montagne, de 700 habitants, quelques entrepreneurs et salariés projettent de créer un tiers-lieu. L’écoute et la proposition de la commune permettent de donner vie à ce lieu et de démontrer pour leurs initiateurs que la montagne est aussi innovante et pas uniquement une destination touristique.

L’idée est venue avant le confinement, elle était déjà dans les têtes de quelques entrepreneurs et salariés qui faisaient du télétravail et qui avaient envie de se retrouver sur un lieu. «  En parlant avec les autres familles en allant  chercher les enfants à l’école, on a vu que l’on n’était pas les seuls avec mon mari à y penser. La commune a eu vent de notre projet et a tout de suite réagi positivement,  en se renseignant, en allant  voir un autre tiers-lieu dans la vallée  des gaves voisine et nous a proposé la mise à disposition de locaux »  raconte Audrey Bertrand, l’une des fondatrices de l’association et aujourd’hui en charge de sa gestion.

« Cela fonctionnait bien dans le groupe qui portée l’idée »
Après une restructuration et un  rafraîchissement des locaux, le tiers-lieu ouvre en mai  2020.  « On est allé assez vite, cela fonctionnait bien dans le groupe qui portait l’idée, d’où notre nom -la turbine – et de l’autre côté,  la commune a aussi réalisé  les travaux indispensables car si on voulait que les gens viennent, il fallait que l’espace soit mieux que chez eux pour travailler et c’est le  cas. »

Un lieu de travail  avec vue sur les montagnes
Située au 2e étage de la Maison du Val d’Azun, sur la place du village, la Turbine se compose d’un open-space, de deux bureaux individuels et d’une grande salle de réunion, avec possibilité de réaliser des visioconférences. Le bâtiment  dispose d’un ascenseur et est équipé de la fibre optique, de la Wifi, d’une imprimante scanner, «  Je dis à ceux qui sont intéressés  de venir voir, le lieu est très agréable,  chaque bureau comprend une fenêtre qui donne sur une  montagne. Nous pouvons accueillir 12 personnes, mais pour y être  à l’aise, la vitesse de croisière est de 6 à 7 personnes. Notre équipement est appelé à se renforcer par des écrans, des micros…  ».

Travail et mise en réseau pour adhérents
Aujourd’hui, l’association  accueille 6 à 7 personnes de façon régulière, des entrepreneurs et des salariés dont  Audrey : « Si le télétravail  a été possible au sein de mon entreprise, le confinement a entraîné  de nouveaux comportements favorables à  cette façon de travailler.  On voit que les choses ont changé. Ici, c’est un lieu hybride, on est ni chez soi, ni sur le lieu de son travail. Au début, on le fait pour sortir de chez soi, puis lorsque la greffe prend avec les autres adhérents, on vient pour ces moments de partage et de discussions  à la pause, au repas… Demain, on va aussi privilégier entre nous, le réseau que chacun a et qu’il peut faire partager à travers des « apéros Turbine » une fois par mois » poursuit Audrey.
Le tiers-lieu permet de louer  un espace de façon temporaire  à la journée ou à plus long terme : « En dehors des personnes qui travaillent en proximité, on a accueilli de façon ponctuelle  des entreprises de Paris, Bordeaux… pour un séminaire. C’est quand  même bien d’être en pleine nature pour un séminaire ?  Des personnes en vacances ici, viennent également  travailler quelques heures, plusieurs jours…  »  

La turbine, partie prenante dans la vie locale
Après deux ans de fonctionnement, le pari pour l’association semble gagné. «  On est parti de nos besoins, on a fait le choix de se regrouper, et on a créé  un lieu qui représente un beau  modèle de  dynamique territoriale.  Prochainement, nous mettrons à disposition nos locaux pour des  ateliers d’écriture dans le cadre du  Festival « Murmure du monde ». Cette proposition a pris  forme car l’association  du festival est présente dans nos locaux. » raconte Audrey ravie de ce partenariat.
Les tiers-lieux se multipliant aux alentours, l’envie est d’aller voir ce qui se fait, se pense ailleurs ou pourrait se faire ensemble : « Ces réunions sont  informelles  mais nécessaires. On se rend compte que chaque lieu est bien spécifique, la Turbine, n’est pas un lieu de créativité, ni de regroupements d’associations… Ici, cela tourne autour du travail  stimulé par une belle énergie…Venez voir…  ».


 
Les trois coups ! Selon Audrey Bertrand


> Coup de chapeau : « À la commune d’Arrens-Marsous qui, tout de suite, a été attentive à notre proposition et nous  a permis de nous installer dans des locaux communaux… »

> Coup de main : « Ah ! si on pouvait en recevoir de nos adhérents ou des futurs en ce qui concerne Internet… des fois ce n’est pas facile de s’y retrouver quand on vous parle de routeur… Et concernant les coups de main que l’on peut donner, on a créé un  tarif d’adhésion  à 5 € pour des demandeurs d’emploi  qui s’installent et on est toujours à l’écoute des personnes qui  voudraient venir nous rejoindre.»

> Coup de projecteur : «  sur les collectifs quels qu’ils soient.  J’ai envie de dire aux personnes qui ont des projets  en tête, qu’il y a certainement d’autres personnes qui ont les mêmes ou une idée proche et qu’il est alors possible de faire ensemble, et donc, je dis – n’hésitez pas à en parler – autour de vous… je crois beaucoup à l’échelon local pour faire bouger les choses.»  


En savoir plus :       LaTurbine : https://laturbine.wordpress.com/ 

                               Face-book : https://www.facebook.com/La-Turbine-Coworking-Tiers-lieu-Maison-du-Val-dAzun-Arrens-Marsous-106679261099178/

                               Audrey Bertrand : 07 66 61 11 93



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