Durant quelques mois une  médiathèque s‘est transformée en grainothèque. Rien d’original, dit la responsable des lieux,  sauf que la graine a particulièrement bien pris auprès des lecteurs qui ont contribué à sa création, que le plaisir du partage était  au rendez-vous et que la municipalité a été surprise d’un tel engouement.

Cazères-31

 

Début mars, la grainothèque de Cazères était inaugurée au sein de la médiathèque par le Maire en présence de nombreux habitants de la commune et bien sûr des lecteurs, jardiniers à leurs heures, qui avaient participé à sa création.
En deux mois, une cinquantaine de variétés avaient été recueillies et 600 sachets confectionnés. « C’est parti très vite. Après un lancement à participation auprès de nos lecteurs. On a installé des boîtes, expliqué  l’idée qui consistait à récupérer des graines sur les espèces cultivées dans son jardin, sans traitement, déjà adaptées à notre environnement, notre climat… et qui n’étaient pas des espèces hybrides, dans le but de pouvoir les replanter » raconte avec enthousiasme Eugenia Lopez, responsable de la médiathèque.


La nécessité de petites mains mais pas seulement
Une fois l’idée lancée, un gros travail de manipulation attendait  l’équipe de la médiathèque constituée de trois personnes qui a dû concevoir les sachets de graines à partir de la récupération de papier et effectuer le remplissage. Pendant ce temps des ateliers animés par Alban Réveillé, maraîcher à Cazères se tenaient auprès d’un public assidu qui a pu ainsi s’informer sur comment récupérer les graines, comment les conserver… La pratique était aussi abordée en se rendant dans le potager d’une lectrice. « Tout cela s’est fait naturellement et avec une forte participation à chaque fois. Nous avons pris de part et d’autre du plaisir dans la mise en œuvre de ce projet qui ne constitue pas notre quotidien car nous sommes avant tout une médiathèque» précise Eugenia Lopez.


« Une façon de s’interroger sur nos modes de vie »
Si la vocation première d’une médiathèque est en effet le prêt de documents, l’animation y est aujourd’hui très importante. « S’ancrer sur son territoire, être à l’écoute de son public, aller en chercher d’autres, poser des questions d’actualité, avoir des projets participatifs… Ce sont les pistes que l’on ouvre désormais. La grainothèque au-delà de la récupération de graines est une façon de s’interroger sur nos modes de vie, sur ceux que l’on va laisser à nos enfants, bien sûr tout cela humblement à notre échelle ».


Et demain ?
Au regard de l’implication des salariés, on peut se poser la question sur l’avenir de la grainothèque mais la réponse est claire. « Actuellement la distribution se poursuit, nous avons encore du stock. Pour la prochaine saison, nous devrons faire appel aux forces vives – dit-elle en souriant — car nous avons envie de développer d’autres projets mais comme dans toute action mise en place, son existence est vouée à la façon dont s’en empare l’usager ».



Entre nous


> Grande satisfaction ? "La participation et l’accueil du projet que ce soit en interne ou auprès de notre public"
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> Solutions à trouver prochainement ? : "C’est un projet chronophage, il demandera pour continuer à vivre une participation de ceux qui veulent que l’aventure se poursuive… Mais on est optimiste, on envisage d’ores et déjà 2019 "

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Pour les plus curieux : http://mediatheque.mairie-cazeres.fr

Je m'engage à apporter mon expérience sur un projet similaire :
Eugenia Lopez  -  Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.


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REDACTION

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