Salies-de-Béarn, Orion 64

Voilà 15 ans, deux jeunes posent leurs valises sur un territoire qu’ils découvrent afin d’investir l’espace public à partir de spectacles de rue professionnels. Ils présentent leur projet auprès d’associations, de municipalités et lancent en 2009 la première édition d’un festival appelant à sortir de son quotidien pour vivre ensemble des rêves et des émotions. Ce temps fort annuel s’accompagne d’une volonté de hisser haut une culture accessible à tous en milieu rural, tout au long de l’année et de favoriser la solidarité, la fraternité et la transition écologique.

Investir l’espace public, l’espace commun citoyen à travers un festival pour donner à rêver, à penser, à débattre, tel était le projet de Fanny Griffon et Thierry Renaud, tous deux professionnels du secteur des Arts de la Rue. Non issus du terroir, ils vont  aller à la rencontre des associations du territoire et plus précisément au sein  de la communauté de communes du Béarn des Gaves. « Nous venions de la Champagne-Ardenne, nous  voulions aller dans une région où un projet culturel  n’était pas encore construit, même s’il existait  ici une proposition culturelle locale et traditionnelle. La présence d’une maison familiale de vacances du côté de Thierry a permis aussi de faire le pas. De là est née l’association -Lacaze aux sottises-  reprenant  le nom de la  ferme  familiale Lacaze située à Orion. »

« …Les arts de la rue c’est ce qu‘il y a de plus démocratique… »
Dans ce projet, ils portent haut et fort leur conviction,  d’une culture accessible à tous et dans la lignée de l’éducation populaire,   ils font de la politique en quelque sorte  sans être élu, comme le raconte Fanny Griffon : «  Les arts de la rue c’est ce qu‘il y a de plus démocratique,  ils  se situent  sur l’espace public, pas besoin de pousser de porte pour y assister. Ils mettent en scène des artistes professionnels. Ce n’est pas une animation. La culture est une nourriture intellectuelle permettant de s’ouvrir au monde, aux  différences, elle constitue le patrimoine commun de l’humanité et elle doit être reconnue et affirmée au bénéfice des générations présentes et des générations futures comme le stipule la déclaration universelle de l’UNESCO ».

Un nom de  festival qui invite au pas de côté
L‘événement  va  naître et se poser en juillet 2009 à Salies-de-Béarn, commune de 5000 habitants, avec un nom  qui invite au pas de côté  souhaité par les co-fondateurs,  le festival «  fête des sottises ». Durant trois jours, le festival investit  les rues, les places, les jardins…  de la ville pour proposer un ensemble de spectacles –cirque, théâtre, chanson, mime, danse, musique…- sans oublier l’art forain, les Caus ‘